29/11/2006

Exercices de lâcher prise

Perfect timing stoïcien

Que cela marche en une seconde ou en mille ans, on arrive souvent au même degré d'insatisfaction.

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Fuite lacanienne

Rêver : arrive lorsqu'on oublie de se faire mal de temps en temps.

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Bons sentiments kierkegaardiens

Arrêtez de croire à vos actes les plus désintéressés.

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Bonne conscience célinienne

C'est rarement lorsqu'on fait du mal que l'on se sent coupable.

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Success story dostoïevskienne

Mieux vaut rater des trucs pour avoir des choses à raconter.

25/11/2006

Frederic Hernion : histoire d'une manipulation blogobullesque

Mais qui est Frédéric Hernion ?

[update du 27/11 à 23h00] A suivre ici chez mon comparse Jérôme Pérani.

Superbe enquête et très beau texte, l'ami :]

05/11/2006

Chanson secrète

Puisque les blogs sont trop souvent l’expression de pensées superficielles, mal écrites, aux concepts trop assurés, aux affects trop prévisibles, aux percepts sans nuances, aux débats ou aux histoires sans importances. Travaillons à la différence, à la nuance, à une expression blogosphérique délicate et authentique. Parce que réellement et viscéralement ressentie. Parce qu’affranchie de tout formatage ou de contrainte de temps.

René Char passait plusieurs mois à observer un simple verre d’eau avant de pouvoir pondre un bref poème. Passer un mois à produire un post est en comparaison une charge plus modeste.

Ce post porte sur la description sur ma chanson préférée.

Le choix peut paraître difficile car souvent les chansons sont des fragments d’existence. Des blocs d’instants heureux. Des madeleines de Proust à la portée de ceux qui n’aiment pas Proust ou qui n’aiment pas les madeleines.

Mais bon, pour ma part, le choix de ma chanson préférée a été vite fait.

Cette chanson est une anomalie.

Issue d’un album assez violent, intense, indéchiffrable. Bref, difficile à écouter. Elle apparaît au milieu de ce flux strident et agressif comme une respiration. Comme un soulagement.

C’est donc une question de contexte. Comme souvent.

Mais son étrangeté ne s’arrête pas là. A mi-chemin entre récitation et chanson. La chanteuse nous parle. Plus exactement, elle nous marmonne.

Dans tous les courants musicaux modernes, les voix sont l’expression d’une perfection : clinquantes, agressives, douces, joyeuses voire d’une imperfection savamment calculée : rauques, déchirées par toutes sortes de drogues ou désespérées.

Non, dans ce cas présent, la voix est tout simplement fatiguée.

C’est une voix qui n’a plus la capacité de bien articuler.

La musique derrière est elle aussi fatiguée : les instruments se laissent aller à une certaine maladresse calculée, un peu comme Neil Young qui tripatouille sa gratte sur la BO de Dead Man. C’est une musique à l’état naturel qui semble improvisée par sa construction à la fois simple, répétitive mais déstructurée.

Ce qui est beau et inédit dans cette chanson, c’est donc le style fatigué d’un fragile filet de voix accompagné d’une guitare aléatoire qui exprime tristesse et plaisir, colère et douceur, désespoir et espoir, contrôle et abandon de soi.

Cette chanson est donc une lutte par-delà la lutte.

Elle semble traduire le résidu de résistance qui peut nous rester lorsqu’on a l’impression d’avoir épuisé ses ultimes ressources.

Il arrive souvent que les actes créatifs soient le fruit conjoint d’une extrême fatigue et d’une volonté de ressaisissement. Un acte désespéré de survie. Un moment où l’on sort un peu de soi-même pour arriver à dire des choses fondamentalement personnelles, intimes et profondément enfouies. Une sorte de miracle.

C’est pour cela que j’aime le laisser-aller de cette chanson. Dans ces quelques minutes de marmonnements, il y a plus d’amour, de beauté, de vérité, de vécu que dans l’œuvre complète de la plupart des chanteuses connues et reconnues de nos jours.

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Par plaisir de frustrer mon lectorat, le titre de cette chanson restera secret.

J’appelle le sieur Jo pour qu’il nous parle de sa chanson préférée, sans en révéler son nom.

Update : rajoutons dans le jeu la très analytique et délicieuse flo et deux collègues qui auront sûrement plein d'autres choses à faire cette semaine de plus urgent et de plus important : Damien et Arnaud [Non, pas Gromain, le bouec a déjà des goûts vestimentaires bizarres et un style rédactionnel approximatif, je ne veux surtout pas connaître ses vrais goûts musicaux].

05/10/2006

Message à caractère personnel

POUIC [...]

04/10/2006

Choix pas vraiment cornélien

Superhero

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Juste histoire d'oublier un instant la phraséologie des bouecs qui abusent de sabirs binaires ou de salamalecs 2.0

11/09/2006

Parenthèse lynchéenne

Un journaliste : Votre film est une épopée onirique de trois heures. Est-ce qu’il veut dire quelque chose ?
David Lynch : Oui, parfaitement.

Un autre journaliste : Pouvez-vous expliquer la présence des trois personnages à tête de lapin, surtout celui qui fait du repassage ?
Lynch : Non, je ne peux pas l’expliquer.

Un autre journaliste : Ici à Venise, beaucoup de réalisateurs politiquement engagés comme Oliver Stone, Emilio Estevez ou Alfonso Cuaron s’accordent pour dire que l’avenir est sombre et que le cinéma peut améliorer les choses. Qu’en pensez-vous ?
David Lynch : Je pense que l’avenir s’annonce très bien, et le cinéma n’a pas grand-chose à y voir.

Tiré d'ici et d'ailleurs.

04/09/2006

Les beaufs version 2.0

Après les célébrissimes jeux mythologiques et autres fight posts [au cours desquels nous fûmes au moins dix à participer] inauguration, pour la rentrée, d'une nouvelle catégorie de post : le jeu hypertextuel.

Le principe : placer sur un texte d'actualité un maximum de liens dûment choisis pour l'illustrer, le prolonger, l'enrichir ou le détourner. Les private links, c'est-à-dire ceux qui sont destinés à - ou compris par - quelques uns, sont bien évidemment autorisés.

Ce premier exercice d'écriture hypertextuelle porte sur le dernier single de Renaud.

Nota : mon idôle de la Porte d'Orléans aurait limité sa consommation d'alcool, mais je reste un peu sur ma faim quant à la mollesse et le classicisme du texte. On sent la patte des p'tits gars de Virgin qui voulaient du Renaud, non pas l'homme mais le produit à destination des masses acheteuses que nous sommes tous.

Les bobos

On les appelle bourgeois bohêmes
Ou bien bobos pour les intimes
Dans les chansons d'Vincent Delerm
On les retrouve à chaque rime
Ils sont une nouvelle classe
Après les bourges et les prolos
Pas loin des beaufs, quoique plus classe
Je vais vous en dresser le tableau
Sont un peu artistes c'est déjà ça
Mais leur passion c'est leur boulot
Dans l'informatique, les médias
Sont fier d'payer beaucoup d'impôts

Les bobos, les bobos
Les bobos, les bobos

Ils vivent dans les beaux quartiers
ou en banlieue mais dans un loft
Ateliers d'artistes branchés,
Bien plus tendance que l'avenue Foch
ont des enfants bien élevés,
qui ont lu le Petit Prince à 6 ans
Qui vont dans des écoles privées
Privées de racaille, je me comprends

ils fument un joint de temps en temps,
font leurs courses dans les marchés bios
Roulent en 4x4, mais l'plus souvent,
préfèrent s'déplacer à vélo

Les bobos, les bobos
Les bobos, les bobos

Ils lisent Houellebecq ou philippe Djian,
Les Inrocks et Télérama,
Leur livre de chevet c'est surand
Près du catalogue Ikea.
Ils aiment les restos japonais et le cinéma coréen
passent leurs vacances au cap Ferret
La côte d'azur, franchement ça craint
Ils regardent surtout ARTE
Canal plus, c'est pour les blaireaux
Sauf pour les matchs du PSG
et d'temps en temps un p'tit porno

Les bobos, les bobos
Les bobos, les bobos

Ils écoutent sur leur chaîne hi fi
France-info toute la journée
Alain Bashung Françoise Hardy
Et forcement Gérard Manset
Ils aiment Desproges sans même savoir
que Desproges les détestait
Bedos et Jean Marie Bigard,
même s'ils ont honte de l'avouer
Ils aiment Jack Lang et Sarkozy
Mais votent toujours Ecolo
Ils adorent le Maire de Paris,
Ardisson et son pote Marco

Les bobos, les bobos
Les bobos, les bobos

La femme se fringue chez Diesel
Et l'homme a des prix chez Kenzo
Pour leur cachemire toujours nickel
Zadig & Voltaire je dis bravo
Ils fréquentent beaucoup les musées,
les galeries d'art, les vieux bistrots
boivent de la manzana glacée en écoutant Manu chao
Ma plume est un peu assassine
Pour ces gens que je n'aime pas trop
par certains côtés, j'imagine...
Que j'fais aussi partie du lot

Les bobos, les bobos
Les bobos, les bobos

(c) pour le texte : Renaud Séchan 2006

01/09/2006

Discothèque virtuelle

Ben, c'est quoi ce gourbiche, les bouecs ?

Kittyransom

MySpace est vraiment un faiseur de miracles : à la vue de vos espaces de frime persos, difficile d'imaginer que vous êtes plutôt chiants dans la vraie vie. Les réseaux sociaux comme une chirurgie sociale virtuelle et bon marché en quelque sorte.

Nota : en tout cas, grâce à vous, Jo disposerait enfin d'une esquisse de solution pour se délester de sa surpopulation féline.

18/06/2006

Fausses pistes

Affect

Essayer de partir. Par peur de tout perdre.

Lifestyle

Ne plus rien interpréter. Expérimenter.

Poire

Prendre goût à certaines histoires d'alcooliques. Histoire d'oublier un goût certain pour l'alcool.

Social networking

Supprimer des connaissances virtuelles avec un clic pour de vrai.

Silence point zéro

Se polluer l'esprit avec le crowdsourcing, l'infobésité, le privacy right management ou tout autre crainte d''extimité numérique. Ne rien en dire sur son blug.

Echangisme

Ecrire sur le blug des autres. Puis, une fois qu'on a fait son affaire, effacer ses notes.

Famille

Jouer avec les enfants pour éviter certains adultes.

Net 1.0

Taper un mot stupide dans Altavista. Puis surfer de liens en liens. En évitant les pop ups.

Net 2.0

Taper un mot stupide dans Technorati.Puis surfer de tags en trackbacks. En évitant les imbéciles.

Contexte

Fuir, c'est aussi courir vers autre chose.

07/05/2006

Le jour où le monde s'est renversé

Concordelafayette_1Réveil soudain. Sensation d’étouffement.
Un truc me pèse sur le dos. C’est mon lit.
Je dors collé au plafond. Un peu d’agitation pour m’extraire du bazar.

Je suis dans ma chambre, mais à l’envers.
Tout est à l’envers. Je me lève. Je marche sur mon plafond.
Etrangement, c’est à peu près rangé.

Un coup d’oeil à la fenêtre.Le ciel, gris, est à la place de la rue.
Cela fait un grand vide nuageux. Assez angoissant.

A place du ciel, c’est la rue. Etrangement calme.
Plus de voitures. Elles ont dû s’envoler.

Sorti de chez moi, je constate que l’escalier n’a plus de marches.
Petit miracle, l’ascenseur semble fonctionner.

Je vais au premier, parler à la concierge.
La porte est ouverte. C’est noir de monde.
Mes voisins, ma coiffeuse et ma boulangère sont là. On dirait des réfugiés.
Ma concierge prépare une soupe dans une grosse marmite. Tout le monde a l’air affamé.

Je demande ce qu’il se passe.
Aucune réponse. Ils discutent tous entre eux.
Ca parle de l’escalier devenu glissant, des portes trop hautes, de la disparition des poubelles et des voitures qu’ils auraient dû attacher. Ca déblatère aussi sur ces privilégiés de Neuilly qui auraient élu domicile au Concorde La Fayette tout proche.

Cela me donne envie d’y faire un tour. Mais pour y aller, petite hésitation. Je ne sais plus si je dois monter ou descendre. Je monte.

Au rez-de-chaussée, arrivé devant la porte d’entrée de l’immeuble, je suis un peu terrorisé à l'idée de sortir. Qu’est-ce qui va m’empêcher de tomber dans le vide ?

La porte s’ouvre d'elle-même. C’est la factrice.
Elle râle, elle-aussi. Elle a eu, semble-t-il, quelques difficultés à composer le code d’entrée avec les boutons inversés.
Elle passe, en me bousculant à moitié, les bras encombrés d’une paire de skis.

Regards sur la rue.

Un réseau de petits ponts en cordage suspendus des deux côtés de l’avenue des Ternes fait office de voie de circulation.
Au loin, j’aperçois des gens qui tombent dans le vide.
En silence.

Etrangement, les panneaux publicitaires fonctionnent encore. Je me dis que si les anti-voitures ont gagné par KO, les anti-pubs ont encore du pain sur la planche. Même si, petite vengeance, les pubs sont affichées à l’envers.

Arrivée rapide au Concorde La Fayette.
Un portier mal rasé m'ouvre la porte puis m’invite à prendre une échelle pour descendre sur le plafond. Une foultitude de gens est assise sur des banquettes. Tout le monde est en grande discution. On dirait un cocktail, sauf que les gens n’ont pas de coupes de champagne, mais des homards à la main.

L'ambiance semble être à la rigolade. Je reconnais Oscar Sisto qui plaisante avec Philippe Séguin et Loic Le Meur.

Au milieu de ces gens endimanchés, j'aperçois mon frère aîné.
Il parle russe au téléphone. Il a l’air de bonne humeur. Il me claque la bise en me disant que le marché de l’immobilier souterrain va exploser. Il est d’ailleurs en train de racheter les catacombes de Denfert pour en faire un complexe immobilier.

Il me propose de déjeuner sur les Champs. En passant par les tunnels du métro. Il ouvre une porte et tombe dans le vide. Personne n’a rien vu.

J’hésite à le suivre lorsque j’entends un grand éclat de rire derrière moi.

11/04/2006

Post désordonné

Dsordre_1 .

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"Restez en rang par deux. Je ne veux voir qu'une seule tête."

source.

09/04/2006

Post aérien

Holleben

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Une mise à terre. Un peu d'air frais pour les imaginaires.

Pas de la triche, juste un point de vue déroutant.

source.

06/04/2006

Post fatigué

31/03/2006

L'invité(e) de Mythologie(s)

Anonyme

Source image : Guim via le mot clé "anonyme" 1ère position sur Google Image

Nous aimons les choses faites en dépit du bon sens
c'est pourquoi ce post d'introduction
l'invité(e) de Mythologie(s)
fait suite au précédent.

J. est l'auteur de ce blog
et J. a pris la décision
de permettre à
n'importe qui de poster ici.

N'importe qui n'importe comment
ce n'est jamais J. qui parlera en
Anonymous mais des bloggeurs,
bloggeuses, stars de cinéma,
grands écrivains,
personnalités disparues
avec ou sans blog.

A l'heure où chaque bloggeur
tente de se cacher derrière
un pseudo,
mieux vaut choisir la version originale
et rester anonyme.

L'anonymous de Mythologie(s)
permet également au fondateur
de rester en vie
pendant ses vacances ou ses absences
à l'instar d'un jardinier
que l'on prend pour arroser nos plantes.

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